Lou Tresor dóu Felibrige - page 218

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BAILÈRO
BÀISSO-OULO
celui de commandeur. Le bailli de Suffren ti¬
rait de là
son
titre.
Baile était le
nom
de l'ambassadeur
de
Venise
près
la Porte;
et
grand baile
était,
à
la
cour
de
Constantinople,
le titre du précep¬
teur
des
enfants
de
l'empereur.
Baile
est
enfin le titre
que
portait naguères
le
président
de la
république d'Andorre.
En
Espagne, le
bayle
est
le maire d'un
pays, con¬
sidéré
comme,
représentant du
gouvernement
central.
Ardit
coume un
baile,
hardi
comme
un
huissier
;
dóu
•plus foutrau
n'an fa lou
baile,
on a
choisi
pour
chef le plus
sot
; es
lou
baile de
Taraud, la
couiounado dis
autre,
se
dit d'un
chef
qui
n'est
pas
respecté;
ai
rescountra
moun
baile, j'ai
rencontré
mon
père nourricier.
Soun baile
es un
fustié, Jóusè.
j. brunet.
prov.
Que
Dieu
nous
garde de baile
nouvèu,
de
mitan
d'eiròu, de ribo de
trouebo,
que
Dieu
nous
garde de
contre-maître
nou¬
veau,
de
milieu d'airée
et
de bord
d'omelette,
dicton usité chez les ouvriers
qui dépiquent
le
grain.
Lou
felibre
Bayle,
l'abbé Bayle, de Mar¬
seille, poète
provençal,
mort
en
1877.
Baileja,
v.
beileja;
bailen,
v.
balen
;
baileo,
v.
beilié.
bailèro,
bouilèro,
s.
f.
Chanson,
cri
des
bergers,
par
lequel ils s'appellent les
uns
les
autres,
en
Gascogne,
v.
peirounello, uch.
Lou
tout
es
de s'entèndre
en
canlant
la bailèro.
f.
de
cortète.
A
ma
bailèro
elo
pouiriò respondre.
id.
Deja L'auelhèro gaujouso
Canto
sa
bouilèro
au
segu.
g.
d'astros.
Laicho-me,
vau souna
moun
aulhèro
:
Bai
lèu, bailèro,
lèu,
bailèro,
lèu,
bailèro.
p. de
cortète.
R.
baile
?
Bailesso,
v.
beilesso
;
bailet,
v.
varlet
;
bai-
leteja,
v.
varleta; baileto,
v.
beileto;
bailetou,
v.
varletoun
;
bailiò,
v.
beilié; bailiou,
v.
bei¬
lié
u.
bailo
(rom.
baila,
bayla, it.
balia, b. lat.
bajula;
sansc.
bal, nourrir),
s.
f. Nourrice,
v.
nourriguiero
;
accoucheuse, sage-femme,
v.
levandiero
;
femme d'un
baile,
gouver¬
nante,
v.
maire
;
Labayle (cat.
Labayla),
nom
de
fam.
méridional.
Metre
en
bailo,
mettre
en
nourrice,
léu li bouta 'n
bailo, pecaire
!
Vole
pas,
tóuti dous
soun
miéu.
t. aubanel.
Toutos
leis bailos
an
pèr gàgis
Au-mens
dès flourins
tous
leis
mes.
c. brueys.
Bailou,
bailouno,
v.
beiloun,
beilouno
;
baime,
v.
baume
;
baine
(g.)
pour
vai
ne
(va-t'en).
ba1no
(navarrais
boyna),
s.
f. Berret, coif¬
fure
d'homme,
en
Gascogne,
v.
berret.
R.
bougno.
Bainouleto,
v.
bagnouleto.
BAio
(rom.
it. baia,
esp.
baya, vaya),
s. m.
Baie,
bourde, baliverne,
v.
craco, messorgo.
Douna
'no
baio, donner
une
baie
;
counta
de
baio,
conter
des baies
;
faire
courre
de
baio,
répandre
de
fausses
nouvelles.
Si
iroubaves qu
la
prenguèsso,
Quinto
baio li
dounariés
!
c.
brueys.
Acò
n'es
ni
sounge
ni baio.
j.
de
valès.
Usarai de quauco
baio
Que creira
coumo causo
vraio.
g. zerbin.
baio
(cat. it.
baia,
port,
bahia,
esp
.baya),
s.
f.
Baio,
petite rade,
v.
gou.
baio
(lat.
Baice),
n.
de
1. Bayes,
ville de
la
province
de Naples.
baio, baliio
(1.
g.
b.), (it.
baglia,
angl.
pail, lat.
balea),
s.
f.
Baille, espèce de baquet
servant
au
lavage,
v.
tineto
;
Baille,
nom
de
fam.
méridional.
A
pleno baio
Avès
vessa
lou
sang
dei gènt.
lou tron de
l'èr.
baioco
(cat. bajoc,
port,
baioco,
esp.
bayo-
co,
it.
bajocco,
lat. baleoca,
or
impur),
s.
f.
Baïoque,
mauvaise monnaie
;
pièce de
deux
liards,
v.
dardèno
;
pour
bigne, tumeur,
v.
bachoeo
;
pour
niais,
sot,
v.
badà,
basòfi.
Diéu
vous
mande
foço baioco.
t. gros.
M'a douna que
de baioco,
il
ne
m'a
donné
que
de
mauvaises
cartes.
baiòfi,
balòfi,
basófi,
òfio,
S.
et
adj.
Sot,
otte,
imbécile,
à
Marseille,
v.
bedigas.
Qu
t'a
mes
dins
lou
su
que
sariéu
tant
balôfi
?
m.
bourrelly.
R.
gaiofo.
Baio-prèire,
v.
baiso-prèire.
baiot, bai.hot
(g.),
s.
m.
Petit
baquet,
v.
bachassoun,
nauquet.
R. baio
4.
baiòu,
baiol et
baisol
(1.),
baijob, bei-
jor
(a.),
s.
m.
Biseau
ou
baisure du pain,
v.
beisaduro,
emboucadis,
entamenoun.
prov.
Rons
coume un
baiòu de pan.
11.
baia, beisa,
bais.
baiòu,
baiol
(1.), (lat, baliolus, bai),
n. p.
Bayol,
Baillol,
nom
de
fam.
prov.
dont
le
fém.
est
Baiolo
et
le dim.
Baioulet, eto.
Les
Bayol,
de Provence
et
d'Ëcosse,
portent
dans
leur
blason deux colombes
qui
se
becquè-
tent,
que
se
baion.
Baiòu pour
valien (ils valaient),
dans l'Hé¬
rault.
baioucado, bajoucado
(1.),
S.
f.
Sottise,
niaiserie,
v.
nesciour,
martegalado.
De
causos
que
d'unes
arregardon
coumo
de ba-
joucados.
x.
de
ricard.
R. baioco.
baioula,
v. a.
Faire baiser
ou
toucher
les
pains, dans le four
;
pour
dorloter,
emmaillot-
ter,
v.
bajoula.
Baiole, oies, olo, oulan, oulas, olon.
Baioula,
ado,
part, et
adj. Qui
a une
bai-
sure, en
parlant
du
pain
;
pan
baioula,
pain
baisé. 11. baiòu.
baioun
(b.
1.
Bayo),
n.
de
l. Bayon
(Gi¬
ronde)
;
Bayons
(Basses-Alpes)
;
le Bayon,
ri¬
vière
qui
passe
à
Beaurecueil (Bouches-du-
Rhône)
;
nom
de
fam.
méridional.
Sant-Baioun, Saint-Baillon,
près Combs
(Var).
Baioun, baiouna,
v.
paioun, paiouna.
BAiouNÉs,
eso,
adj.
et
s.
Habitant
de
Bayonne.
Cigaro
baiouneso, cigare bayonnais.
R.
Baiouno.
baiounetado
(cat.
bayonetada),
s.
f.
Coup
de baïonnette. R. baiouneto.
iîaiouxeto
(cat.
Bayoneta),
n.
de
1.
et
s.
f.
Bayonnette,
bourg de
Gascogne,
v.
Bajouneto
;
baïonnette,
v.
pico.
Plantèron si baiouneto
Dins
li
fèndo di
roueas.
a.
peyrol.
En
apuntant
un mur
de baiounetos.
j.
jasmin.
H. Baiouno.
BAiouxo
(rom.
Baiona,
Bayona,
Baione,
Bayone,
b. lat.
Baiona),
n.
de 1. Bayonne
(Basses-Pyrénées),
évêché suffragant d'Auch;
Bayonne, près
Grignan (Drôme).
Cambajoun de Baiouno
,
jambon de
Bayonne.
prov. gasc.
A
Baiouno,
Tout
se
douno
;
Arribat,
Tout ei
dât,
à
Bayonne, tout
se
donne
;
quand,
vous y
êtes
arrivé,
tout est
donné.
Baira,
v.
vaira, veira
;
bairat,
v.
veirat
;
baire,
v.
vaire.
BAIRÒU
(rom. Bairols, b. lat.
Castrum
de
Bairolis),
n.
de 1. Bairols
(Alpes-Maritimes).
Bairoula,
v.
veiroula.
bais, baij
(a.), (rom.
bais,
cat.
bes,
esp.
beso,
port,
beyo,
it.
bacio,
lat.
basium),
s. m.
Baiser,
v.
ba, beisat,
poutovn.
Prenguère bais
e
caranchouno.
L.
ROUMIEUX.
R.
beisa.
bais
(ail. bach,
ruisseau),
s.
m.
Le
Baix,
affluent du Crieulon
(Gard).
R. bas.
bais
(rom.
Bais,
Bays,
Baix,
b. lat.
Ba¬
sium),
n.
de
1. Baix
(Ardèche),
une
des places
•livrées
aux
protestants
comme
places
de
sû¬
reté,
après la paix de Nérac.
Baisa,
et
dérivés,
v.
beisa.
baïsello, baïsèro
(g.),
s.
f. La Baïsèle,
la
Baïsère,
ruisseaux
de Béarn.
R.
baïso.
BAiso
(lat.
basis,
base),
s.
f.
Soc
de
char¬
rue,
en
Dauphiné,
v.
reio.
baïso
(rom.
Baysa,
Bayse, Bayse,
Baese,
b. lat.
Baisa),
s.
f.
La Bayse, rivière qui prend
sa
source
dans les
Ilautes-Pyrénées
et
se
jette
dans
la
Garonne. On
rapporte
au nom
de
la
Bayse
la station romaine Mutatio
Vanesia.
Baïso, enflo
toun
cous.
s. du
bartas.
Baisol,
v.
baiòu.
baïsolo,
s.
f.
La
Baysole, affluent
de la
Bayse.
R. Baïso.
BAiso-ma-Mio,
s. m.
Amoureux transi,
homme
fade,
ennuyeux;
fustet,
arbrisseau
dont
on
extrait
une
couleur
jaune,
v.
rous,
bos-jaune.
Coulour
de
baiso-ma-mio, couleur
fade.
Les femmes
d'Aix
ont
une
prédilection
pour
les rubans
jaunes, La couleur
jaune
était la
couleur favorite des Athéniennes. R.
beisa,
ma,
mio.
baiso-prèire,
baio-pbèire
(niç.),
S. m.
Nom
qu'on
donne à plusieurs
plantes"
épineu¬
ses,
cirsium lanceolatum,
peryngium
cam¬
pestre, xanthium
spinosum,
etc.
v.
bcirta-
lai,
panicaut, babis. R. beisa,
praire.
baiso—qujéu,
baiso-cuou
(m.),
baijo-
cliour
(a.),
s. m.
Croupière,
v.
couiero, fau-
quiero
;
terme
burlesque
dont
on se
sert pour
répondre
à certaines
questions indiscrètes
:
Quau
t'a di acò?
Baiso-quiéu.
Ounte vas?—
A
Baiso-quiéu.
prov.
Tant
a
tant,
Baiso-quiéu disié
a soun
paire.
«
En
ceste
saison,
dit
Rabelais,
estoit
un
procès pendant
en
la
court entre
deux
gros
seigneurs, desquels
l'ung estoit
Monsieur
de
Baise-cul.
»
R.
beisa,
quicu.
Raisounia, baisoutia,
v.
beisouteja";
baissa,
et
dérivés,
v.
beissa
;
baissalho,
v.
beissaio.
baissas,
n.
p.
Raïssas,
n.
de fam.
Iang.
v.
Beissan.
Baissau,
v.
beissau
;
baissèl,
v.
veissèu
;
baissela, baisselaire,
v.
veissela, veisselaire
;
baisselet,
v.
veisselet
;
baisseliè, baisselièiro,
v.
veisselié, veisseliero
;
baissello,
v.
veissello
;
baissello,
v.
bachello
;
baissi, ino,
v.
beissoun,
ouno
;
baissièiro,
v.
veissiero.
baisso, baic1io
(a.),
bèisso (d.),
(b.
lat.
baissa,
cat,
baxa, it, bassa,
gr.
fif.naoi),
s.
f.
Lieu
bas,
dépression, bas-fond,
v.
beissau,
founsau
;
plaine,
par
opposition
à
auturo,v.
piano
;
les
basses
terres,
la basse Provence,
le
sud,
v.
en-bas
;
partie basse, branche
inférieure
d'un
arbre,
v.
debas; baisse, diminution,
v.
destaro,
semo ;
reflux de
la
mer,
v.
pleno
;
pour
coudrier,
v.
vaisso.
Prendre la
baisso, descendre
dans la
plai¬
ne,
dans le sud
;
li g'ent
de la baisso,
les
gens
de
la
plaine
;
faire li baisso, cueillir le
fruit
ou
la ramée des branches basses. R.
bas.
baisso-aleïï,
baisso—aben
(m.),
S.
m.
Courte
haleine,
asthme,
v.
subre-alen.
A
lou
baisso-alen, il
est
asthmatique.
II.
beissa, alen.
baisso-esgubo,
n.
de 1. Iïaisse-escure
(Hé¬
rault). R. baisso,
escuro.
BAisso-laxix),
n.
p.
Baysselance,
nom
de
fam.
mérid. R.
beissa,
lanço.
baissó-luserxo,
baisso-luvf.rxo(Var),
s. m.
Lampyre d'Italie, insecte
noctiluque,
v.
luserno, luseto. R.
beissa, luserno.
bàisso-oulo,
s. m.
Main de fer
servant
à
décrocher
la marmite
de
la
crémaillère,
v.
arrapo-man,
maneto.
R. beissa,
oulo.
1...,208,209,210,211,212,213,214,215,216,217 219,220,221,222,223,224,225,226,227,228,...2382
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