Lou Tresor dóu Felibrige - page 460

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CANTOUNAGE
GAP
Demoro
à
la
cantounado, il habite dans
la ruelle
;
mounta
la cantounado,
Mtir
l'angle,
peiro de
cantounau
,
pierre de
l'angle.
R.
cantoun.
CANTOUNAGE,
CANTOUNÀGI
(m.),
S.
m.
Action de
cantonner.
R. canto
una.
CANTOUN
AMEN,
s. m.
Cantonnement;
droit
réservé
sur un
terrain, Ii.
cantouna.
*
CAKTOUNAU, CANTOUNAL
(1.),
ALO
(rom.
cantonal),
adj.
Angulaire,
v.
angulari
;
can¬
tonal, aie. R.
cantoun.
CANTOUXEJA,
v. n.
Faire le
coin
;
station¬
ner au
coin
des
rues.
La muraio que
cantounejo.
la.fare-ala.is.
R.
cantoun.
CANTOUNEJA,
CANTOUNEIA
(b.),
CANTOU-
NIA
(m.),
CHANTOUNEIA
(d.),
CHANTOUNIA
(a.),
v. il.
et
a.
Chantonner,
v.
cantourlcja,
canteja. R.
canta.
cantounet
(rom.
cantonet),
s. m.
Petit
coin,
v.
recantoun.
Vejo-aqui
un
ousset,
Vai lou
manja
ail
cantounet.
dicton
enfantin.
Tout lou bonur de
nosle
cantounet.
a.
arnavielle.
Au
cantounet
dóu fio.
isclo
d'or.
R.
cantoun.
CANTOUNIÉ,
CANTOUNIÈ
(1.),
IERO,
IÈIRO,
adj.
et
s. m.
Celui, celle qui
est
au
coin;
qui
fait
coin,
angulaire,
v.
cantounau;
canton¬
nier,
v.
caminaire
;
curé
de
canton,
en
style
jovial,
v.
curat.
La bouto
cantouniero, le
tonneau
du
coin
de la
cave.
Sa
boutigo n'es cantouniero
Tout drech
en
faço d'un cami,
j. castela.
La
routo
èro
touto
enfroundado,
Lei canlounié l'avien proun
empeirado.
m.
bourrelly.
R. cantoun.
cantouniero,
cantounièiro
(1.), (rom.
it.
cantonicra,
cat. esp.
cantonera),
s.
f.
Cantonnière,
pièce de la
tenture
d'un
lit
;
en¬
coignure,
recoin, lieu écarté,
v.
androuno
;
fille
de
trottoir, femme de mauvaise
vie,
v.
courriolo,
tirassado. R.
cantoun.
Cantoural,
v.
chantre.
CANTOURLEJA
,
CANTURLEJA
(1.)
,
CAN-
TOURLA
(tOlll.),
CANTOURL!
A,
CANTOULIA,
CANTOUREJA,
CANTOUR1A
(m.),
(it.
canterel-
lare),
v. n.
et
a.
Chantonner, fredonner, pré¬
luder,
v.
canteja,
bousina; dégoiser,
v. ca-
caleja.
Cantourleje,
ejes,
ejo, ejan, ejas, ejon,
ou
(m.),
cantourliéu,
ïès,
iè, ian, ias,
ien.
La
couquihado alor
pren sa voues
la plus
forto
E
se mei
à
cantourleja.
l.
roumieux.
Vivon
en
liberta
tout
en
cantourlejant.
m. bourrelly.
Lous
roussiguols cantourlejabon.
j. castela.
Mirèio
e
Vincèn
Cantourlien ensèn.
f.
vidal.
R.
cantourlo,
cantareleja.
CANTOURLEIADISSO,
s.
f. Action
de chan¬
tonner,
de
fredonner, prélude,
v.
preludi.
Uno
cantourlejadisso
rounfladouiro.
a.
mir.
R.
cantourleja.
cantourlej
aire,
cant u rlej aire
rouerg.),
cantourejaire
,
cantouriaire
m.),
arello,
aïro,
s.
et
adj.
Celui, cellequi
chantonne,
qui fredonne.
R.
cantourleja.
cantourlo,
canturlo
s.
f.
Ivresse,
go¬
guette,
en
style
familier,
v.
cigalo, linoto
;
tête, raison,
en
Languedoc,
v.
testo.
A
la
canturlo, il
est
ivre,
la tête lui
a
tourné;
a
bono canturlo, il
a
du
bon
sens;
perdre,
vira
canturlo, perdre
la
tête,
battre
la campagne.
R.
cantarello.
cantourno,
s.
f.
Chantourné,
pièce d'un
lit. R. cap,
tourna.
Cantre,
v.
chantre
;
cantucèl,
cantucela,
cantucelaire,
v.
canto-aucèu
,
canfo-aucela,
canto-aucelaire.
CANTUSSA,
CANTUSSEJA
(rouerg.),
(pgp
cantusar),v.
n.
et
a.
Chantonner,
v.
canteja.
R.
cant.
Cantussejaire,
y.
cantourlejaire.
CANTussiÉ,
CANTUSSiÈ
(rouerg.),
s. m.
Lu¬
trin,
pupitre,
v.
Ictrin. R.
cantussa.
Canube,
v.
canebe.
canudo
(cat.
canut),
s.
f.
Labre,
poisson
de
mer,
v. roucau
;
frimas,
en
Guienne,
v.
aubierado,
blancado.
R.
canu.
Canùgi,
v.
canige.
CANULA,
y.
a.
t.
bas.
Ennuyer,
vexer,
im¬
portuner,
\.-enfeta,
enuia. R.
canulo.
canulaire, arello, aïro,
s.
et
adj.
En¬
nuyeux,
euse,
vexant,
ante,
en
style
trivial,
v.
enfetant. 11.
canula.
canulo,
canuli.o
(1.), (rom. quanula,
esp.
b. lat.
canula, lat.
cannula),
s.
f. Ca¬
nule,
tuyau
d'une
seringue,
v.
calamello,
ca-
neloun
;
fâcheux,
importun,
en
style
trivial,
v.
seco-fege.
Moussu Canulo
vo
lou
peu ingrat, fitre
d'une comédie
provençale de P.
Rellot
(Mar¬
seille,
1832).
Patati
!
patata
! sies mai qu'uno canulo.
ricard-bérard.
Canuno pour
quanto
uno
(quelle
chose!).
canut
(rom.
canut, chenu,
blanc;
esp.
it.
canuto,
lat.
canutiis),
s. m.
Cépage culthé
dans
le
Lot
et
l'Aveyron, dont
il
y a
une
va¬
riété blanche
et
une
noire,
v.
gamet
;
sobri¬
quet
des
tisseurs de soie,
à
Avignon
et
à
Lyon,
ainsi
nommés
par
allusion
à
leurs bobines
de
roseau
(esp.
canuto),
v.
tafataire; Canut,
nom
d'homme.
Pàuri
canut
que
sian
!
a. boudin.
Pcch-Canut,
nom
de
lieu
dans
la Dordo-
gne.
Canvalh,
v.
cap-bal
;
canvirolo, canviroula,
v.
cabriolo, cabrioula
caos
(cat.
it.
esp. caos,
port.
lat. chaos,
gr.
*«<>>),
s. m.
Chaos,
confusion,
v.
barrojadis,
bourboui, bourroulo.
Lou Caos
di
Pirenèu, le
Chaos des
Pyré¬
nées,
près
Gavarnie,
site qu'on
a
ainsi
tiommé
parce que
les
rochers
y
sant
bouleversés.
Horo déu bente déu
caos.
g.
d'astros.
Coumo al
jour dal
caos
b'a
tout
cambo-birat.
daveau.
A
tirat lou
mounde
del
caos.
a.
daubasse.
caours,
còus
(querc.),
(rom.
Caors,
Ca-
hors, Caortz, Cciou, Caurs,
v.
fr.
Cahours,
lat.
Cadurci),
n.
de
1.
et
s.
m.
Cahors,
an¬
cienne
capitale des
Cadurques
sous
le
nom
de
Divona,
capitale du Querci,
chef-lieu du dé¬
partement
du
Lot, patrie du
pape
Jean XXII,
du
poète Clément Marot
et
de
Léon Gambetta
;
variété de raisin cultivée à
Cahors;
Cahours,
Caors,
noms
de
fam.
méridionaux.
Ma mtiso,
autres
cops
bergounjouso,
En
cansounejanl n'abiò pòu,
Ni de Bourdèus ni de
Toulouso,
Si-fel
des
grands
regents
de Cou.
j. jasmin.
caoursin,
caoursi
(1.),
iNo(rom. Caor-
sin, Chaorcin, Caorcenc, Chaorci,
b. lat.
Cadurcensis,
Cciturcensis,
lat.
Cadurci),
adj.
et
s.
Cahorsin,
ine,
de Cahors,
v.
usuriè.
Lou
Caoursin. le pays
de
Cahors,
v.
Carsi;
sòu
caoursin, dénié caoursin,
sou
de
Ca¬
hors,
denier
cahorsin,
monnaies usitées
en
Querci
au
14° siècle.
Les
usuriers
(bailleurs de fonds) de
Cahors
ont
été
célébras
pendant
tout
le
moyen
âgo,
et
le
mot
même de
Cahorsin
était
prisà
cette
époque
dans le
sens
d'usurier.
R. Caours.
V.
par eau
les
mots
qu'on
ne
trouve
pas
par caou.
CAP,
CAPE,
CAU
(m.),
CA,
CAT
(g.),
CHAP
(lim.
b.),
CHAT
(viv.), (rom.
cap,
cab,
cat.
cap, esp.
port,
cabo, it.
capo,
lat.
caput),
s.
m.
Tête,
en
Languedoc, Gascogne,
Limousin
et
Réarn,
v.
cabesso, closco,
su,
testo, tvco;
chef, celui
qui
est
en
tête,
v.
capo,
capoulik,
capitàni;
cap,
promontoire,
v.
lavs,
poun-
cho,
testau
;
tête d'une hache, d'une pioche,
chas
d'une
aiguille,
v. caus
;
bouture de
vi¬
gne,
cep,
v.
maiòu,
souco
;
brin
de fil,
v.
bout
;
commencement,
bout, fin,
extrémité,
sommet,
cime,v.cAa&oun,
soum;
t.
de
marine,
avant
du
vaisseau,
proue,
v.
pro
;
grande
voile,
v.
capo
;
cordage destiné
à la
manœuvre,
v.
eau
;
liure d'une
charrette,
v.
iourtouiero
Cap,
nom
de
fam.
méridional.
Bon
cap,
boun
cap
Çl.),
bonne tête;
mei-
chant
cap,
mauvaise
tete
;
cap
de siho, tête
difforme
;
cap
de
mort,
tête
de
mort; cap
de
pavot,
tête
de
pavot
;
perdre lou
cap, per¬
dre la
tête; crida
à
plen
cap,
à
pie de
cap,
crier
à
tue-tête;
can
levât,
la tête haute
;
cap
dins pocho, tête
baissée
;
toumba
de
cap,
tomber
la tête la
première
;
de
cap en
bat (g.),
la
tête
en
bas
;
de
cap
à
ped, de
cap
enpca,
de
pied
en cap ;
cap
à
cap,
cap e cap,
tête
à
tête
;
entre
cap e co,
entre
tête
et
queue,
en¬
tre
œil
et
bat
;
entra
cap e
col,
à la
nuque
;
pèr
mon cap, so
dits Karles
(G. de
Rous-
sillon),
sur
ma
tête ! dit Charles
;
pel
cap
de
nostre
pai,
cap
de
ma
bito,
anciens
jure¬
ments
gascons
;
fa
soun cap, en
faire
à
sa
tête
;
ço
qu'a
al
cap,
hou
a
pas as
peds
(1.),
se
dit d'un
homme
obstiné
dans
ses
résolu¬
tions.
prov.
Lou cap
fai
courre
li cambo.
prov. lang.
Al cap e
as
pèds
Se counèis
go
que
valès.
prov. rouerg.
Que
pren
lou
cap
deis
autres
pèr
tout, pren pas
lou
siéu pèr
res.
Cap de jouv'ent,
chef delà jeunesse;
cap
de
famiho,
chef de famille;
cap
cle
justiço,
chef-lieu
judiciaire
;
cap
de
rengueto, chef de
file
;
cap
d'avans,
cap
d'arriè,
cheval
qui
ouvrait
ou
fermait la file
des
anciens
équipa¬
ges
du
Rhône
;
tout
cap
d'avans,
tout
le
pre¬
mier
;
faire
cap,
être
en
tête, conduire
un
cortège; faire
cap
à
despart,
marcher
à
part
;
ocò
's
lou cap,
c'est
l'essentiel
;
tu
sies
cap
c
causo
d'acò,
tu
es
l'auteur
de cela;
en
cape
d'aquel
mescle
(A.
Langlade),
en
tête de
ce
pêle-mêle;
de
soun
cap,
de souncliap (lim.),
de
son
chef, de
son
propre
mouvement,
v.
si-
cap.
Lou
cap
d'Agte, le
cap
d'Agde; lou
cap
Brun,
le
cap
lirun,
près Toulon
;
lou
cap
d'Antibo,
le
cap
d'Antibes;
lou
cap
de Bono
Esperanço,
le capde Ronne-Espérance
;
dou¬
bla 'n
cap,
un eau
(m.), doubler
un cap.
Cap
de
costo,
point culminant
d'un
coteau,
d'une
roule ;
cap
de
l'an,
cap
d'an,
premier
jour
de
l'an
;
cap
de
Prouvbnço,
surnom
qu'on
donnait jadis à Nice,
la
première ville
de
Provence
du côté de
l'Italie,
selon C. de
Nostre-Dame
;
cap
de det,
bout des
doigts
;
cap
de
cantoun,
coin de
rue;
lou
cap
de
vito, l'extrémité,
le
haut
bout
; au
cap
de
la
mountagno,
au
sommet
de
la
montagne
;
au
cap
d'uno
semano, au
bout
d'une
semaine
;
au
cap
dóu
comte,
au
bout
du
compte
;
à
cap
de
forço, à bout de forces
;
estre
à
cap
de
ca-
min, être
à la
fin de
sa course
;
d'un
cap
de
mounde
à
l'autre, d'un
bout du monde
à
l'autre
;
pode
pas
trouba lou
cap.
je
ne
puis
trouver
le
commencement ; eau
qu'aquel
a-
faire
prengue cap ou
autre,
il
faut
que
cette
affaire
se
termine de
façon
ou
d'autre;
aed
n'a
ni
cap
ni
centeno,
cela
n'a
ni tête
ni
queue ;
de
cap au
long, cle
cap
à
long,
dans
toute
la
longueur;
de
cap en
cimo,
dit
com¬
mencement
à
la fin
;
de
cap
à
founs,
de
cap
efouns, d'un bout
à
l'autre,
de fond
en com¬
ble;
es un ase
cap e
tout, c'est
un
âne bâté.
prov.
lang.
Quau
trop
liro fa dous
caps.
N'i'a pas cap, nou
n'i
a
cap
(g.), il
n'y
en
a
point
;
pas cap, aucun, une ;
pas
cap
de
boucin,
point du
tout
;
pas cap
d'orne
que
visque,
nul homme vivant;
cap
de fenno,
nulle femme
;
de
cap
de
sorto,
d'aucune
sor¬
te
;
mai
que cap
d'orne, plus
que personne
;
sens
cap
de
pieta,
sans
la moindre pitié;
a
1...,450,451,452,453,454,455,456,457,458,459 461,462,463,464,465,466,467,468,469,470,...2382
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